Élongations maximales de Mercure et Vénus en 2026–2027

~12 min

En astronomie, tout est une question de timing, et l’élongation est la clé pour repérer l’insaisissable Mercure. La planète atteindra sa prochaine élongation maximale le 20 novembre au Québec et le 21 novembre en France métropolitaine : ne manquez pas cette occasion. L’application Sky Tonight vous aidera à choisir les meilleurs moments d’observation. Téléchargez-la et découvrez le ciel nocturne sous un nouveau jour ! Cet article vous explique aussi le sens de l’élongation et la mécanique céleste à l’origine de ces événements.

Contenu

👉À leur élongation maximale, Mercure et Vénus apparaissent le plus loin du Soleil dans notre ciel, ce qui améliore généralement les chances de les repérer. L’élongation est la distance angulaire entre une planète et le Soleil vus depuis la Terre, mesurée en degrés.

Dates des élongations maximales de Vénus et Mercure en 2026–2027

Le tableau indique les prochaines élongations maximales à l’est, propices aux observations du soir, et élongations maximales à l’ouest, propices à celles du matin. Les dates sont celles de la France métropolitaine ; les descriptions précisent aussi UTC et l’heure de Montréal.

Conseil : une élongation plus grande ne garantit pas une meilleure observation. La hauteur des planètes au crépuscule, leur éclat et l’angle de l’écliptique avec l’horizon influencent aussi leur visibilité.

DatePlanèteÉlongation maximaleSéparation
21 novembre 2026MercureOuest (matin)19°37′
3 janvier 2027VénusOuest (matin)46°57′
3 février 2027MercureEst (soir)18°18′
17 mars 2027MercureOuest (matin)27°37′
28 mai 2027MercureEst (soir)22°55′

Repérer Mercure à son élongation maximale : guide pratique

  • Cherchez-la 30 à 60 minutes avant le lever du Soleil (élongation ouest) ou après son coucher (élongation est).
  • Choisissez un lieu offrant un horizon dégagé : bord de mer, champ ou toit-terrasse.
  • Les élongations occidentales de Mercure sont plus favorables les matins d’automne, et les orientales les soirs de printemps. Cela vaut pour les latitudes moyennes des deux hémisphères.

Conseil de sécurité : ne balayez jamais avec des jumelles la région du ciel proche du Soleil. Le soir, attendez qu’il soit entièrement sous l’horizon ; le matin, terminez votre observation bien avant son lever.

Qu’est-ce que l’élongation ?

En astronomie, l’élongation est la distance angulaire entre une planète — ou un autre corps du Système solaire — et le Soleil vus depuis la Terre, mesurée en degrés. Par exemple, une élongation de 90° signifie que l’objet apparaît à 90 degrés du Soleil dans notre ciel.

Le Soleil est l’objet le plus brillant du ciel : son éclat peut masquer toute autre étoile ou planète. Connaître sa position permet de choisir le meilleur moment pour observer, lorsque l’objet est assez haut au-dessus de l’horizon et que le ciel est suffisamment sombre. Voyons ce qu’est l’élongation en prenant les planètes du Système solaire comme exemple.

À retenir :

  • L’élongation est particulièrement importante pour Mercure et Vénus, qui ne s’éloignent jamais beaucoup du Soleil dans le ciel.
  • Élongation maximale est = meilleure visibilité après le coucher du Soleil, le soir.
  • Élongation maximale ouest = meilleure visibilité avant le lever du Soleil, le matin.
  • Pour Mercure, « dans le ciel nocturne » signifie généralement dans les lueurs de l’aube ou du crépuscule, près de l’horizon, et non au cœur de la nuit.

Configurations des planètes inférieures et supérieures

Les planètes supérieures, dont les orbites sont plus éloignées du Soleil que celle de la Terre, sont Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Leur élongation peut varier de près de 0 à presque 180 degrés. Les planètes inférieures, dont les orbites sont plus proches du Soleil que celle de la Terre, sont Mercure et Vénus. Leur élongation maximale est d’environ 28 degrés pour Mercure et 48 degrés pour Vénus. Voilà pourquoi Mercure est si difficile à voir malgré son éclat : même à ses élongations les plus favorables, elle reste relativement proche du Soleil par rapport à Vénus.

Certaines de ces positions portent un nom particulier. Passons-les en revue.

Conjonction solaire

Conjonction
Les conjonctions solaires marquent souvent le début ou la fin de la période de visibilité d'une planète dans le ciel nocturne.

Une conjonction solaire se produit lorsqu’un objet se trouve à peu près dans la même direction que le Soleil depuis la Terre. Son élongation est proche de 0 degré, et il possède la même longitude écliptique que le Soleil, apparaissant tout près de lui dans le ciel. La lumière solaire le masque, rendant son observation directe presque impossible¹. Les planètes supérieures comme les planètes inférieures peuvent être en conjonction avec le Soleil.

Les termes « conjonction inférieure » et « conjonction supérieure » s’emploient notamment pour Mercure et Vénus. À la conjonction inférieure, la planète se trouve entre la Terre et le Soleil. À la conjonction supérieure, elle passe derrière le Soleil, vue depuis la Terre.

¹Dans de rares cas, une planète inférieure reste observable à la conjonction inférieure lors d’un transit, lorsqu’elle traverse le disque solaire sous la forme d’un minuscule point noir. Le prochain transit de Mercure aura lieu le 13 novembre 2032, et le prochain transit de Vénus, le 11 décembre 2117. Rappelez-vous de ne jamais pointer vos instruments optiques vers le Soleil sans filtres solaires spéciaux ! Vous risqueriez des lésions oculaires permanentes.

Quadrature

Quadrature
La quadrature permet une visibilité améliorée d'une planète, en particulier pendant les heures du soir ou du matin, lorsqu'elle apparaît à son point le plus haut au-dessus de l'horizon.

La quadrature est une position où le Soleil, la Terre et un objet céleste forment un angle droit dont le sommet est la Terre. Ainsi, le Soleil et l’objet apparaissent séparés de 90°. À la quadrature orientale, une planète culmine généralement en soirée ; à la quadrature occidentale, le matin. La Lune au premier quartier en est un bon exemple : cette phase survient lorsque la Lune se trouve à 90 degrés du Soleil. La Lune, les planètes supérieures et de nombreux autres corps du système solaire peuvent atteindre la quadrature. Mercure et Vénus ne le peuvent pas, car leurs orbites sont à l’intérieur de celle de la Terre : elles restent trop proches du Soleil pour apparaître à 90 degrés de lui.

Opposition

Opposition
L'opposition offre aux astronomes des conditions de visionnement optimales, offrant une vue claire et dégagée de la planète tout au long de la nuit.

L’opposition est un alignement où la longitude écliptique d’un objet est opposée à celle du Soleil, l’objet apparaissant à peu près dans la direction contraire du ciel. C’est aussi l’élongation maximale des planètes supérieures. L’objet et le Soleil se trouvent de part et d’autre de la Terre : la face visible de l’objet est entièrement éclairée, et il peut être observé toute la nuit. L’opposition est considérée comme le meilleur moment pour observer une planète supérieure. Notre article dédié présente une liste des planètes, planètes naines et astéroïdes qui atteindront bientôt l’opposition.

Élongations maximales de Mercure et Vénus : prochains événements

Plus grande élongation
Au moment de la plus grande élongation, Vénus et Mercure semblent être à leur distance angulaire maximale du Soleil et font leur meilleure apparition dans le ciel.

Les planètes inférieures, Vénus et Mercure, ne peuvent atteindre ni la quadrature ni l’opposition, car leurs orbites se trouvent à l’intérieur de l’orbite terrestre. Leur élongation maximale possible est d’environ 28 degrés pour Mercure et 48 degrés pour Vénus. À leur élongation maximale, elles sont le plus loin du Soleil dans le ciel, ce qui offre une excellente occasion de les repérer. À leur élongation maximale est, Mercure et Vénus sont visibles le soir ; à leur élongation maximale ouest, elles sont visibles le matin. Voici leurs prochaines élongations maximales.

20–21 novembre 2026 : Mercure à son élongation maximale ouest

Le 20 novembre à 23:29 UTC (21 novembre à 00:29 Paris CET (UTC+1); 20 novembre à 18:29 Montréal HNE (UTC−5)), Mercure (mag. −0,5) atteindra son élongation maximale ouest, à 19°37′ du Soleil. Elle sera dans la Balance, visible dans le ciel matinal.

Cette période de visibilité favorise les latitudes moyennes nord. Les matins autour du 20–21 novembre, cherchez Mercure bas entre l’est et le sud-est, environ 30–60 minutes avant le lever du Soleil. Choisissez un horizon dégagé : même une planète brillante peut disparaître derrière des arbres, des bâtiments ou une couche de brume. Aux latitudes moyennes sud, Mercure sera beaucoup plus basse dans le crépuscule, et la fenêtre d’observation plus courte.

La brillante Vénus, de magnitude −4,8, servira de repère. Elle sera plus haute dans le ciel du matin, à environ 15° de Mercure. Cherchez la planète la moins lumineuse plus près de l’horizon. Profitez-en pour repérer Spica, l’étoile la plus brillante de la Vierge, à environ 2° de Vénus. Elles formeront un joli duo avant que le ciel ne s’éclaircisse.

Un télescope donne une autre raison de se lever tôt : Mercure et Vénus montreront des phases très différentes. Mercure présentera un minuscule disque éclairé un peu plus qu’à moitié, tandis que Vénus offrira un fin croissant de taille apparente bien plus grande. La phase de Vénus sera plus facile à distinguer.

3 janvier 2027 : Vénus à son élongation maximale ouest

Le 3 janvier à 17:58 UTC (3 janvier à 18:58 Paris CET (UTC+1); 3 janvier à 12:58 Montréal HNE (UTC−5)), Vénus (mag. −4,5) atteindra son élongation maximale ouest, à 46°57′ du Soleil. Elle brillera dans la Balance comme une éclatante « étoile du matin ».

Regardez entre le sud-est et le sud-sud-est aux latitudes moyennes nord, ou vers l’est aux latitudes moyennes sud, environ 60–90 minutes avant le lever du Soleil. L’éclat de Vénus permettra de la reconnaître facilement, même en ville sous un ciel pollué par la lumière. Aux latitudes moyennes des deux hémisphères, elle sera déjà bien au-dessus de l’horizon ; sous les tropiques, encore plus haute. Les matins voisins conviennent aussi : inutile d’attendre précisément le 3 janvier.

Le matin du 3 janvier, un fin croissant de Lune décroissante partagera cette région du ciel. Les deux astres seront séparés d’environ la largeur d’un poing à bout de bras, selon votre lieu et votre heure d’observation. Ils offriront un beau spectacle à l’œil nu ou sur une photo grand-angle. Avant que le crépuscule ne devienne trop lumineux, cherchez la lumière cendrée : la faible lueur sur la partie sombre de la Lune, due à la lumière solaire réfléchie par la Terre.

Dans un petit télescope, Vénus paraîtra éclairée à peu près à moitié, comme une Lune au quartier en miniature. Revenez l’observer les semaines suivantes : la portion éclairée augmentera, tandis que le disque apparent diminuera à mesure que la planète s’éloigne de la Terre.

3 février 2027 : Mercure à son élongation maximale est

Le 3 février à 06:13 UTC (3 février à 07:13 Paris CET (UTC+1); 3 février à 01:13 Montréal HNE (UTC−5)), Mercure (mag. −0,5) atteindra son élongation maximale est, à 18°18′ du Soleil. Ce sera un objet du soir dans le Verseau.

C’est une bonne occasion aux latitudes moyennes nord, malgré une élongation relativement faible. La trajectoire des planètes forme un angle prononcé avec l’horizon du soir, ce qui permet à Mercure de rester au-dessus pendant que le ciel s’assombrit. Commencez à chercher 30–45 minutes après le coucher du Soleil, vers le sud-ouest à ouest-sud-ouest aux latitudes moyennes nord. Aux latitudes moyennes sud, elle restera beaucoup plus basse dans le crépuscule lumineux et sera plus difficile à repérer.

Commencez les observations quelques soirs avant le 3 février. Mercure sera alors plus brillante, puis faiblira en se rapprochant de sa prochaine conjonction solaire. Si vous attendez trop après l’élongation maximale, la baisse d’éclat et la diminution de la distance angulaire au Soleil compliqueront toutes deux la recherche.

Avec un télescope et une atmosphère stable, tentez de distinguer le minuscule disque de Mercure, éclairé à peu près à moitié. Son diamètre apparent ne sera que d’environ 7 secondes d’arc : repérer la planète à l’œil nu est bien plus facile que discerner sa phase.

17 mars 2027 : Mercure à son élongation maximale ouest

Le 17 mars à 06:49 UTC (17 mars à 07:49 Paris CET (UTC+1); 17 mars à 02:49 Montréal HAE (UTC−4)), Mercure (mag. 0,3) atteindra son élongation maximale ouest, à 27°37′ du Soleil. Il s’agira de la plus grande élongation de Mercure en 2027, proche de son maximum possible. La planète sera dans le Verseau.

Les meilleures conditions seront aux latitudes moyennes sud et sous les tropiques. Depuis ces régions, cherchez entre l’est et l’est-sud-est environ 45–60 minutes avant le lever du Soleil. Mercure sera assez haute avant que l’aube ne devienne trop lumineuse. Aux latitudes moyennes nord, la trajectoire des planètes forme un angle faible avec l’horizon matinal : Mercure restera bien plus basse. Les conditions seront difficiles en France, en Belgique, en Suisse et au Québec ; dans le nord de l’Europe, elle pourra être extrêmement difficile à voir malgré son grand écart au Soleil.

Utilisez Vénus pour trouver Mercure. Bien plus brillante, Vénus sera à environ 10°, soit la largeur d’un poing à bout de bras. Depuis les sites favorables du sud, Vénus sera plus haute et Mercure plus proche de l’horizon est. Leur différence d’éclat aidera à les distinguer une fois les deux repérées.

Essayez plusieurs matins autour du 17 mars et après cette date. Mercure gagnera progressivement en éclat à mesure qu’une plus grande partie de sa face éclairée se tourne vers la Terre. Un matin dégagé quelques jours plus tard pourra donc aussi être intéressant.

28 mai 2027 : Mercure à son élongation maximale est

Le 28 mai à 09:56 UTC (28 mai à 11:56 Paris CEST (UTC+2); 28 mai à 05:56 Montréal HAE (UTC−4)), Mercure (mag. 0,5) atteindra son élongation maximale est, à 22°55′ du Soleil. Elle se trouvera dans le Taureau et sera visible en soirée.

Regardez entre l’ouest-nord-ouest et le nord-ouest, en commençant environ 30–45 minutes après le coucher du Soleil. Les régions tropicales offrent un bon équilibre entre la hauteur de Mercure et un ciel qui s’assombrit vite. De nombreux observateurs des latitudes moyennes nord auront aussi une possibilité d’observation, mais plus au nord, le long crépuscule de fin de printemps rendra la planète plus difficile à distinguer. Aux latitudes moyennes sud, Mercure sera plus basse : commencez tôt, avant qu’elle ne s’approche trop de l’horizon.

N’attendez pas l’obscurité complète. Mercure pourrait alors être trop basse, voire déjà couchée. Surveillez la même zone à mesure que le crépuscule s’estompe : la planète peut devenir plus facile à voir pendant un temps, avant que sa hauteur décroissante ne vous desserve. Essayez également les soirées dégagées avant le 28 mai, lorsqu’elle sera un peu plus brillante.

Avec un télescope et un air stable, cherchez le petit croissant de Mercure, dont seulement 40 % environ du disque sera éclairé. L’élongation maximale ne coïncide pas toujours avec un disque à moitié éclairé. Les soirs suivants, le croissant s’affinera et la planète faiblira, même si sa taille apparente augmente.

Élongation et phases des planètes

Tout comme la Lune, les planètes présentent des phases. Dans l’espace, le Soleil éclaire toujours la moitié d’une planète, mais la portion de cette face éclairée que nous voyons depuis la Terre varie selon son élongation. Ces phases s’observent au télescope et, dans le cas de Vénus, la planète la plus brillante, elles peuvent même être visibles aux jumelles.

Phases des planètes inférieures

Phases des planètes inférieures (Mercure et Vénus).
Phases des planètes inférieures (Mercure et Vénus).

Comme le montre l’illustration ci-dessus, les planètes inférieures passent par un cycle complet de phases : de la nouvelle phase à la conjonction inférieure aux phases de quartier près des élongations maximales, puis à la pleine phase à la conjonction supérieure. Toutefois, observer les phases pleine et nouvelle est extrêmement difficile, car les planètes se perdent alors dans l’éclat du Soleil. Les phases observables vont donc du croissant à la phase gibbeuse, lorsque plus de la moitié du disque est éclairée.

Phases des planètes supérieures

Phases des planètes supérieures
Phases des planètes supérieures (Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune).

Les planètes supérieures ne montrent pas un cycle complet de phases, mais seulement de légères variations entre phases gibbeuses et pleines. Elles paraissent entièrement éclairées à l’opposition, le meilleur moment pour les observer.

Questions fréquentes sur l’élongation en astronomie

Les réponses ci-dessous expliquent l’effet de l’élongation sur la visibilité des planètes et sa différence avec l’éclat maximal.

À quelle fréquence Mercure atteint-elle son élongation maximale ?

Mercure atteint son élongation maximale six ou sept fois par an, alternant élongation maximale est dans le ciel du soir et élongation maximale ouest dans celui du matin. Chaque type revient environ tous les 116 jours en moyenne, ce qui donne une élongation maximale à peu près tous les deux mois.

Quelle est l’élongation maximale de Mercure ? Est-elle de 28 degrés ?

La plus grande valeur possible de l’élongation maximale de Mercure est d’environ 28°. Pour Vénus, cette valeur peut atteindre 48°.

À quelle fréquence Vénus atteint-elle son élongation maximale ?

Vénus atteint son élongation maximale deux fois par cycle d’environ 584 jours, soit 19 mois : une élongation maximale est dans le ciel du soir et une élongation maximale ouest dans celui du matin. Les intervalles sont inégaux. Une élongation ouest suit l’élongation est environ cinq mois plus tard ; il faut ensuite attendre quelque 14–15 mois avant la prochaine élongation est.

Élongation maximale est ou ouest : quelle différence ?

Une élongation est signifie que la planète est mieux visible après le coucher du Soleil ; une élongation ouest, qu’elle est mieux visible avant le lever du Soleil.

Quand Mercure est-elle visible dans le ciel nocturne ?

Mercure est généralement plus facile à repérer dans les lueurs du soir ou de l’aube et reste la plupart du temps près de l’horizon. Elle est rarement haute au-dessus de l’horizon dans un ciel complètement noir. Les jours proches de son élongation maximale offrent les meilleures chances de la voir.

Pourquoi certaines élongations de Mercure sont-elles plus favorables que d’autres ?

Outre l’élongation, la visibilité de Mercure dépend de l’inclinaison de l’écliptique et de votre latitude : certaines élongations placent Mercure plus haut au-dessus de l’horizon que d’autres.

L’élongation maximale correspond-elle au maximum d’éclat ?

Non, l’élongation maximale et le maximum d’éclat sont deux événements différents :

  • L’élongation maximale est le moment où une planète est le plus loin du Soleil dans le ciel, c’est-à-dire à sa séparation angulaire maximale du Soleil vue depuis la Terre.
  • Le maximum d’éclat survient lorsque la planète atteint sa luminosité apparente maximale.

Par exemple, Vénus atteint généralement son maximum d’éclat entre la conjonction inférieure et l’élongation maximale : après l’élongation maximale est lors d’une apparition du soir, et avant l’élongation maximale ouest lors d’une apparition du matin.

L’élongation des planètes en résumé

L’élongation est la distance angulaire entre une planète — ou un autre corps du Système solaire — et le Soleil dans le ciel. Elle se mesure en degrés. Les phases et la visibilité des planètes en dépendent, ce qui est particulièrement évident pour les planètes inférieures, Vénus et Mercure. Vous voulez savoir quand Mercure ou Vénus sont visibles depuis chez vous, aujourd’hui ou cette semaine ? Utilisez l’application gratuite Sky Tonight. Pour connaître les meilleures périodes d’observation des planètes supérieures, consultez notre article sur l’opposition en astronomie.

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