Où trouver les Pléiades dans le ciel? Découvrez la constellation des Pléiades

~16 min

Les Pléiades font partie de ces spectacles célestes presque irréels : une minuscule « casserole » scintillante d’étoiles blanc bleuté, assez brillantes pour être vues sans télescope. Encore faut-il savoir où et quand regarder depuis votre lieu d’observation. Ouvrez l’application gratuite Sky Tonight, recherchez « Pléiades » et laissez-vous guider jusqu’aux Sept Sœurs dans votre ciel. Revenez ensuite ici pour découvrir pourquoi ce petit amas fascine les observateurs depuis des milliers d’années.

Contenu

Que sont les Pléiades (M45) ? Les informations essentielles

  • Type d’objet : amas ouvert brillant, également appelé les Sept Sœurs, M45 ou Subaru
  • Position : dans la constellation du Taureau, près de l’écliptique
  • Taille apparente : environ 2° de diamètre, soit quatre fois le diamètre apparent de la Lune
  • Meilleure période dans l’hémisphère Nord : d’octobre à février
  • Meilleure période dans l’hémisphère Sud : de novembre à mars
  • Comment le trouver ce soir : repérez la ceinture d’Orion et prolongez son alignement vers le Taureau, ou utilisez Sky Tonight pour le localiser immédiatement
  • Visibilité : sous un ciel sombre, la plupart des observateurs distinguent six étoiles à l’œil nu

Repérez les Pléiades avec Sky Tonight !

Comment trouver les Pléiades dans le ciel?

Les Pléiades se trouvent dans la constellation du Taureau. Dans l’hémisphère Nord, elles s’observent le mieux de la fin de l’automne à l’hiver, approximativement d’octobre à février. Dans l’hémisphère Sud, l’amas est bien placé de novembre à mars environ.

Position et visibilité des Pléiades

Les Pléiades se situent dans la moitié nord de la sphère céleste, à une déclinaison d’environ +24°, près de l’écliptique. Elles sont donc visibles depuis pratiquement toutes les latitudes habitées ; elles ne se lèvent qu’au nord d’environ 66° de latitude sud. Pour vérifier leur position, ouvrez l’application d’astronomie Sky Tonight et touchez la loupe en bas de l’écran. Saisissez « Pléiades » dans la barre de recherche, puis touchez l’icône de cible en face du résultat correspondant. L’application affiche la position actuelle de l’amas afin que vous puissiez savoir s’il est visible depuis votre lieu d’observation.

Trouver les Pléiades avec Sky Tonight
Pour trouver facilement les Pléiades à votre emplacement, utilisez l'application gratuite Sky Tonight.

Trouver les Pléiades à partir de la ceinture d’Orion

  1. Repérez la ceinture d’Orion : les trois étoiles brillantes alignées.

  2. Prolongez une ligne imaginaire passant par ces étoiles vers une étoile orange brillante : c’est Aldébaran, dans le Taureau.

  3. Poursuivez au-delà d’Aldébaran dans la même direction. Vous découvrirez un petit groupe d’étoiles blanc bleuté : les Pléiades. Leur largeur apparente vaut environ quatre diamètres de Pleine Lune et leur dessin évoque un minuscule Grand Chariot.

Comment trouver les Pléiades dans le ciel ?
Pour trouver l’amas d’étoiles des Pléiades, repérez l’astérisme de la Ceinture d’Orion. Tracez ensuite une ligne imaginaire à travers ses trois étoiles vers l’étoile orange brillante Aldébaran. Prolongez la ligne jusqu’au groupe d’étoiles bleutées : ce sont les Sept Sœurs.

Pourquoi les Pléiades sont-elles un amas et non une constellation ?

Les Pléiades ne sont pas une constellation, mais un amas ouvert dans la constellation du Taureau. Un amas ouvert est un groupe de quelques dizaines à quelques milliers d’étoiles, faiblement liées par la gravité, nées à peu près au même moment dans un même nuage moléculaire géant.

On appelle souvent, à tort, les Pléiades une constellation, car leurs étoiles bleutées dessinent une petite casserole facilement reconnaissable. Pourtant, une constellation est l’une des 88 régions du ciel officiellement délimitées par l’Union astronomique internationale (UAI). Ces vastes zones servent à situer les objets célestes. Les étoiles d’une constellation peuvent sembler proches depuis la Terre, mais elles ne sont généralement pas liées physiquement et peuvent se trouver à des distances très différentes.

Les Pléiades ce soir : prochains événements en 2026

Les Pléiades forment un petit essaim d’étoiles bleues dont la faible lumière se répartit sur une région quatre fois plus large que la Lune. Il arrive que la Lune passe à proximité, voire traverse l’amas en cachant ses étoiles une à une : un phénomène fascinant appelé occultation lunaire. Avec Sky Tonight, vérifiez si la Lune et les Pléiades seront visibles dans votre ciel lors de ces rencontres. Si l’occultation n’est pas observable chez vous, changez de lieu dans l’application et zoomez sur la Lune pour suivre le déroulement depuis une autre région du monde.

24 novembre 2026 : la Lune près des Pléiades et occultation lunaire

  • Heure de la conjonction : 12:06 UTC
  • Séparation à la conjonction : 0°56′
  • Début mondial de l’occultation : 08:21 UTC
  • Fin mondiale de l’occultation : 13:44 UTC

Le 24 novembre, la Lune presque pleine passera près des Pléiades. Les deux objets seront visibles pendant une grande partie de la nuit, mais l’éclat de la Lune masquera de nombreuses étoiles de l’amas. Utilisez un télescope pour mieux les observer. Le créneau le plus favorable dépend de la ville et peut se situer au cours d’une nuit voisine.

VilleFuseau horaireDébut de visibilitéFin de visibilitéMeilleur momentSéparationHauteur de la LuneHauteur d’Alcyone
Paris, FranceCET (UTC+1)24 nov., 18:2025 nov., 06:5524 nov., 18:20*4°00′15°17°
Lyon, FranceCET (UTC+1)24 nov., 18:1525 nov., 06:4024 nov., 18:15*4°00′15°17°
Marseille, FranceCET (UTC+1)24 nov., 18:1525 nov., 06:3524 nov., 18:15*4°02′14°17°
Montréal, CanadaHNE (UTC−5)23 nov., 17:3024 nov., 05:5524 nov., 05:55*1°26′12°13°
Québec, CanadaHNE (UTC−5)23 nov., 17:1524 nov., 05:4524 nov., 05:45*1°31′12°13°

Le tableau présente les horaires locaux d’observation du rapprochement entre la Lune et les Pléiades autour du 24 novembre 2026. Alcyone, l’étoile la plus brillante de l’amas, sert de point de référence.

  • Début et fin de visibilité : période pendant laquelle la Lune et Alcyone sont toutes deux à au moins 10° au-dessus de l’horizon et le Soleil à plus de 12° en dessous.
  • Meilleur moment : instant de la plus petite séparation apparente entre la Lune et Alcyone dans le créneau disponible. Les créneaux des 24 heures précédant et suivant le rapprochement géocentrique sont comparés ; si les minima diffèrent de moins de 0,1°, celui où les objets sont les plus hauts est privilégié.
  • Séparation : distance angulaire entre le centre de la Lune et Alcyone au meilleur moment indiqué, calculée pour la ville concernée.
  • Hauteur : hauteur angulaire de chaque objet au-dessus de l’horizon au meilleur moment indiqué.

Toutes les dates et heures sont locales et concernent 2026, au format de 24 heures. Le début est arrondi aux 5 minutes suivantes, la fin aux 5 minutes précédentes et le meilleur moment aux 5 minutes les plus proches à l’intérieur du créneau. Les séparations sont arrondies à 1′ et les hauteurs à 1°, pour l’horaire affiché.

Un astérisque signale un meilleur moment situé à la limite du créneau : un rapprochement encore plus serré a lieu en dehors des conditions de visibilité retenues. Au début : Paris, Lyon, Marseille. À la fin : Montréal, Québec.

Il s’agit de créneaux d’observation du rapprochement, et non des heures de contact de l’occultation. Certaines étoiles peuvent être cachées derrière la Lune pendant une partie du créneau. Le tableau ne précise pas quelles étoiles sont occultées depuis chaque ville.

L’occultation de certaines étoiles des Pléiades par la Lune sera visible depuis des régions d’Asie du Sud-Est, d’Indonésie, du nord et de l’est de l’Australie, d’Asie du Nord, du Pacifique et d’Amérique du Nord. Les meilleures conditions concerneront les régions où l’occultation se déroule sous un ciel sombre, notamment le Japon, certaines parties de la Chine et de la Russie orientale, ainsi que l’ouest de l’Amérique du Nord.

En Asie du Sud-Est, dans certaines parties de l’Indonésie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et dans le nord de l’Australie, le phénomène se produira vers le coucher du Soleil ou pendant le crépuscule du soir. Les premières phases seront donc plus difficiles à voir tant que le ciel n’est pas assez sombre. Dans une grande partie de l’est de l’Amérique du Nord, l’occultation aura lieu plus près de l’aube, sur un ciel qui s’éclaircit.

21–22 décembre 2026 : la Lune près des Pléiades et occultation lunaire

  • Heure de la conjonction avec Alcyone : 21 décembre, 23:25 UTC
  • Séparation d’Alcyone à la conjonction : 1°01′
  • Début mondial de l’occultation : 19:41 UTC
  • Fin mondiale de l’occultation : 22 décembre, 01:01 UTC

Les 21–22 décembre, la Lune gibbeuse croissante passera près des Pléiades dans le Taureau. Son disque sera éclairé à environ 93 %, si bien que son éclat masquera de nombreuses étoiles faibles de l’amas. Les dates locales et les créneaux adaptés à l’observation figurent dans le tableau.

VilleFuseau horaireDébut de visibilitéFin de visibilitéMeilleur momentSéparationHauteur de la LuneHauteur d’Alcyone
Paris, FranceCET (UTC+1)21 déc., 18:1522 déc., 05:2522 déc., 00:500°38′55°54°
Lyon, FranceCET (UTC+1)21 déc., 18:1522 déc., 05:1022 déc., 00:550°41′54°53°
Marseille, FranceCET (UTC+1)21 déc., 18:1522 déc., 05:0022 déc., 01:000°43′53°53°
Montréal, CanadaHNE (UTC−5)21 déc., 17:3022 déc., 04:2021 déc., 17:30*0°24′36°36°
Québec, CanadaHNE (UTC−5)21 déc., 17:1522 déc., 04:1521 déc., 17:15*0°21′35°35°

Le tableau présente les horaires locaux d’observation du rapprochement entre la Lune et les Pléiades autour des 21–22 décembre 2026. La référence est Alcyone, l’étoile la plus brillante de l’amas.

  • Début et fin de visibilité : période pendant laquelle la Lune et Alcyone sont toutes deux à au moins 10° au-dessus de l’horizon et le Soleil à plus de 12° en dessous.
  • Meilleur moment : instant de la plus petite séparation apparente entre la Lune et Alcyone dans le créneau disponible. Les créneaux des 24 heures précédant et suivant le rapprochement géocentrique sont comparés ; si les minima diffèrent de moins de 0,1°, celui où les objets sont les plus hauts est privilégié.
  • Séparation : distance angulaire entre le centre de la Lune et Alcyone au meilleur moment indiqué, calculée pour la ville concernée.
  • Hauteur : hauteur angulaire de chaque objet au-dessus de l’horizon au meilleur moment indiqué.

Toutes les dates et heures sont locales et concernent 2026, au format de 24 heures. Le début est arrondi aux 5 minutes suivantes, la fin aux 5 minutes précédentes et le meilleur moment aux 5 minutes les plus proches à l’intérieur du créneau. Les séparations sont arrondies à 1′ et les hauteurs à 1°, pour l’horaire affiché.

Un astérisque signale un meilleur moment situé à la limite du créneau : un rapprochement encore plus serré a lieu en dehors des conditions de visibilité retenues. Au début : Montréal, Québec. À la fin : aucune.

Ces créneaux décrivent le rapprochement, pas la durée de l’occultation. La présence d’une ville dans le tableau ne signifie pas qu’Alcyone ou une autre étoile précise y sera occultée. Le début et la fin à l’échelle mondiale concernent l’ensemble des Pléiades ; la conjonction de décembre et les séparations locales du tableau se rapportent à Alcyone.

Certaines étoiles des Pléiades disparaîtront derrière la Lune, puis réapparaîtront de l’autre côté : c’est une occultation lunaire. Les occultations de membres individuels de l’amas seront visibles dans certaines parties de l’Europe, de l’Asie du Nord, du Groenland et du nord-est de l’Amérique du Nord. Les étoiles concernées et les heures de disparition et de réapparition dépendront du lieu d’observation.

Des jumelles aideront à distinguer l’amas près de la Lune brillante. Un petit télescope permettra de suivre plus facilement les étoiles individuelles à l’approche du bord lunaire. Les disparitions au limbe sombre sont généralement plus faciles à observer que les réapparitions près du limbe éclairé.

Comment photographier les Pléiades ce soir ?

Les Pléiades comptent parmi les cibles du ciel profond les plus gratifiantes pour débuter en astrophotographie. Leurs étoiles bleues brillantes et les nébuleuses par réflexion qui les entourent sont magnifiques en pose longue, même avec un équipement simple.

Choisir le bon matériel

Pour commencer, un appareil reflex ou hybride et un trépied stable suffisent. Utilisez un objectif de 50–85 mm pour cadrer l’ensemble de l’amas, ou de 100–200 mm pour agrandir son cœur lumineux. Une monture de suivi permet d’allonger les poses sans transformer les étoiles en traits. Une télécommande ou le retardateur évitent les vibrations, et une résistance chauffante limite la buée sur l’objectif.

Trouver un ciel sombre

La délicate lueur bleue autour des Pléiades disparaît facilement dans la pollution lumineuse. Choisissez un site loin des lumières urbaines et photographiez lorsque la Lune est sous l’horizon ou ne montre qu’un fin croissant.

Régler l’exposition

Commencez à ISO 800–1600 et avec une ouverture de f/2,8 à f/4. Sans suivi, adaptez le temps de pose à la focale et à la résolution de l’appareil. Faites un essai et raccourcissez la pose si les étoiles s’allongent. Avec suivi, vous pouvez essayer des poses de 30–120 secondes.

Prenez beaucoup d’images, puis empilez-les sur ordinateur pour réduire le bruit et révéler davantage de détails. Photographiez toujours en RAW et, si possible, réalisez aussi des images de calibration : darks et flats, ou images noires et plages uniformes, pour améliorer le résultat final.

Soigner la mise au point

Choisissez une étoile brillante, comme Alcyone, la plus brillante des Pléiades. Agrandissez l’affichage en visée directe et faites la mise au point jusqu’à obtenir une étoile aussi petite et nette que possible. Désactivez ensuite l’autofocus et ne touchez plus la bague de mise au point ; vous pouvez la bloquer avec du ruban adhésif.

Vérifiez régulièrement la netteté, surtout lorsque la température change. En refroidissant durant la nuit, les éléments de l’objectif et de l’appareil se contractent légèrement. La mise au point peut se décaler et rendre les étoiles floues.

Préparer la prise de vue

Avec Sky Tonight, repérez l’heure à laquelle les Pléiades sont les plus hautes dans votre ciel et préparez un cadrage avec la Lune ou les constellations voisines.

Quelle est la taille de l’amas des Pléiades ?

Les Pléiades semblent compactes, mais occupent une zone étonnamment étendue : le principal groupe visible mesure environ 2° de diamètre apparent, soit à peu près quatre diamètres de Pleine Lune.

Quelle est la taille de l’amas d’étoiles des Pléiades ?
La taille apparente de l’amas d’étoiles des Pléiades est d’environ 2°, soit environ quatre fois le diamètre de la Pleine Lune.

Dans l’espace, le cœur brillant familier des Pléiades contient environ 1 000 à 1 500 étoiles. Toutefois, une étude publiée fin 2025 à partir des données de TESS, de la NASA, et de Gaia, de l’ESA, suggère que les Pléiades constituent la partie centrale et dense d’une structure stellaire beaucoup plus vaste, le Grand Complexe des Pléiades. Cet ensemble étendu contient plus de 3 000 étoiles associées, s’étend sur environ 1 900 années-lumière et comprend plusieurs amas connus probablement nés du même nuage moléculaire géant.

Les Sept Sœurs constellation : les Pléiades étoiles

Les Pléiades, ou Sept Sœurs, sont un amas ouvert. Leurs étoiles sont donc de véritables sœurs stellaires : elles se sont formées dans le même immense nuage de gaz et de poussière et voyagent encore ensemble dans l’espace. Les membres les plus brillants sont des étoiles chaudes, blanc bleuté, qui émettent des centaines de fois plus de lumière que le Soleil. Ces étoiles massives consomment rapidement leur combustible et ne vivront que quelques centaines de millions d’années, bien moins que les plusieurs milliards d’années de vie du Soleil.

Les étoiles les plus brillantes portent des noms de la mythologie grecque : les sept sœurs Alcyone, Électre, Maïa, Mérope, Taygète, Célaéno et Astérope/Stérope, ainsi que leurs parents Atlas et Pléioné. Les voici classées par magnitude apparente :

  • Alcyone (25 Tauri) : 2,87
  • Atlas (27 Tauri) : 3,63
  • Électre (17 Tauri) : 3,70
  • Maïa (20 Tauri) : 3,87
  • Mérope (23 Tauri) : 4,14
  • Taygète (19 Tauri) : 4,30
  • Pléioné (28 Tauri) : 5,05
  • Célaéno (16 Tauri) : 5,45
  • Stérope I (Astérope, 21 Tauri) : 5,76
  • Stérope II (22 Tauri) : 6,43

Combien d’étoiles des Pléiades peut-on voir ?

La plupart des gens distinguent six étoiles à l’œil nu au premier regard. Avec une bonne vue, de la patience et un ciel sombre et limpide, vous pouvez en séparer davantage. L’astronome américain Robert Burnham Jr. estimait qu’au moins 20 étoiles de l’amas pourraient être détectables sous un ciel limpide ; la plupart des observateurs n’en voient pas plus de 14. Des jumelles ou un télescope à grand champ et faible grossissement offrent la meilleure vue d’ensemble. Un grossissement plus fort révèle des étoiles faibles, mais ne montre qu’une partie de l’amas à la fois. Toutes les étoiles les plus brillantes se trouvent dans un cœur d’environ 1,5–2°.

Quelle étoile manque à l’appel ?

Si la plupart des gens voient six étoiles, pourquoi parle-t-on des Sept Sœurs ? Leur aspect était peut-être légèrement différent dans l’Antiquité, lorsque ce nom est apparu. Il était alors peut-être plus facile de distinguer sept étoiles à l’œil nu. Avec le temps, l’une d’elles aurait pu devenir moins facile à séparer des autres. Nos ancêtres auraient remarqué ce changement et l’auraient intégré aux mythes présentés plus loin.

Pléioné, la septième étoile la plus brillante du groupe, pourrait être en cause. C’est une étoile à enveloppe, dite étoile shell, dont la luminosité varie ; elle était peut-être plus visible autrefois, avant de passer sous le seuil de visibilité à l’œil nu. Une autre hypothèse veut que les mouvements propres de Pléioné et d’Atlas les aient rapprochées dans le ciel au point qu’elles semblent former un seul point lumineux à l’œil nu.

La légende des Sept Sœurs

De nombreuses cultures racontent des histoires semblables sur l’origine des Pléiades, peut-être inspirées par la disparition de la septième étoile. Certains scientifiques pensent que ces récits pourraient remonter à 100 000 ans ! Lorsque la septième étoile a cessé d’être visible, les peuples anciens ont peut-être cherché à l’expliquer par des mythes.

Les Sept Sœurs pourraient aussi être Sept Frères

Une légende des Aborigènes d’Australie, par exemple, raconte que sept sœurs se sont enfuies dans le ciel pour échapper à un vieil homme qui les poursuivait ; l’une d’elles fut capturée, puis sauvée. Les peuples autochtones d’Amérique du Nord avaient différents mythes sur sept frères qui montaient au ciel en courant ou en dansant en cercle. Selon la version cherokee, la mère de l’un des garçons le rattrapa et l’empêcha d’atteindre le ciel.

Les Pléiades et Orion : le mythe grec

Le mythe grec est la version la plus connue. Les Pléiades étaient les filles du Titan Atlas et de la nymphe Pléioné. Après les avoir rencontrées par hasard, le chasseur Orion en tomba amoureux et se mit à les poursuivre. Zeus décida de les protéger de cette attention indésirable et les transforma en colombes pour qu’elles puissent s’envoler et devenir des étoiles. Avant de monter au ciel, l’une des sœurs, Mérope, avait épousé un mortel, le roi Sisyphe. Lorsque les dieux le condamnèrent à pousser éternellement un rocher, elle eut tellement honte de lui qu’elle cacha son visage et disparut du ciel nocturne.

Dans le mythe, la « Pléiade perdue » est donc Mérope. Pourtant, les astronomes modernes désignent souvent Pléioné, proche d’Atlas et connue pour sa luminosité variable, comme la candidate la plus probable à l’étoile « disparue » ayant inspiré ce récit.

Le cycle de vie des Pleiades

Les Pléiades, aussi appelées les Sept Sœurs, sont un amas ouvert : une famille d’étoiles nées du même colossal nuage de gaz et de poussière.

Comment les Pleiades sont-elles nées ?

Leur histoire commence lorsqu’un vaste nuage de gaz et de poussière s’effondre sous sa propre gravité et se réchauffe jusqu’au déclenchement de la fusion nucléaire. Des centaines de jeunes étoiles brillantes naissent alors ; les plus lumineuses sont des étoiles chaudes de type B. Elles éclairent les nébuleuses par réflexion voisines, des nuages de poussière qui diffusent leur lumière et produisent la délicate lueur bleue de l’amas.

Pendant longtemps, les astronomes ont considéré cette poussière comme un vestige de la formation de l’amas. Aujourd’hui, on pense que les Pléiades traversent simplement un nuage de poussière interstellaire d’une autre origine. Il s’agit d’une nébuleuse par réflexion : la poussière diffuse la lumière bleue des étoiles chaudes de l’amas au lieu d’émettre sa propre lumière.

Quand les Pleiades se sont-elles formées ?

À l’échelle de l’histoire de l’Univers, les Pléiades sont relativement jeunes : leur âge est estimé à environ 100–125 millions d’années. Pour situer cet ordre de grandeur, les dinosaures sont apparus sur Terre bien avant que les Pléiades commencent à briller.

Combien de temps les Pléiades subsisteront-elles ?

Les Pléiades ne resteront pas réunies éternellement. Les astronomes estiment que l’amas subsistera environ 200–400 millions d’années, après quoi les interactions gravitationnelles disperseront progressivement ses étoiles.

Les Pléiades en sont au début de leur évolution stellaire. Beaucoup de leurs étoiles appartiennent encore à la séquence principale et transforment l’hydrogène en hélium par fusion. Dans des centaines de millions d’années, beaucoup deviendront des géantes rouges, puis finiront par s’éteindre lentement sous forme de naines blanches, ne conservant qu’une trace de leur éclat passé. Découvrez ce parcours dans notre infographie sur le cycle de vie des étoiles.

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4 faits étonnants sur les Pléiades

  • Les Pléiades sont mentionnées dans la Bible à trois reprises, chaque fois avec la constellation d’Orion.

  • Dans l’Antiquité, de nombreuses cultures utilisaient les Pléiades comme calendrier. Leur apparition indiquait aux agriculteurs quand semer ou récolter, et aux marins le début de la saison de navigation. Le nom « Pléiades » pourrait dériver d’un mot grec signifiant « naviguer ».

  • Le nuage de poussière interstellaire qui entoure les Pléiades ne fait pas partie de l’amas. On le croyait constitué des restes du matériau ayant donné naissance aux étoiles, mais la nébulosité est indépendante et se trouve simplement à proximité des Pléiades.

  • Les Pléiades ont inspiré le nom et le logo à six étoiles du constructeur automobile japonais Subaru, le nom japonais de l’amas. Vous pourriez penser que les créateurs ont voulu reproduire fidèlement son aspect dans le ciel. En réalité, le logo raconte l’histoire de l’entreprise. En japonais, « subaru » signifie aussi « réunies », et les étoiles représentent cinq petites sociétés fusionnées en une grande : Fuji Heavy Industries, la société mère de Subaru.

Questions fréquentes sur les Pléiades

Les Pléiades sont-elles une constellation ?

Les Pléiades sont un amas ouvert dans la constellation du Taureau. Une constellation est une région du ciel officiellement définie, tandis qu’un amas est un groupe d’étoiles physiquement liées. L’UAI reconnaît 88 constellations.

Lisez notre article pour en apprendre davantage sur les constellations et leurs particularités.

Quand les Pléiades sont-elles visibles ?

Dans l’hémisphère Nord, elles sont les mieux placées approximativement d’octobre à février. Dans l’hémisphère Sud, cherchez-les de novembre à mars environ.

Peut-on voir les Pléiades sans télescope ?

Les Pléiades figurent parmi les trois meilleurs amas à observer à l’œil nu. La plupart des gens y voient six étoiles, mais avec une bonne vue et un ciel assez sombre, vous pouvez en distinguer jusqu’à 14.

Y a-t-il d’autres amas ouverts près des Pléiades ?

Oui ! Les Pléiades ne sont pas le seul amas ouvert de cette partie du ciel. Un peu plus à l’est, toujours dans le Taureau, se trouvent les Hyades, un amas proche dont le V lumineux dessine le visage du taureau. Plus loin le long de l’écliptique, dans le Cancer, se trouve l’amas de la Crèche (M44), autre bel amas ouvert visible à l’œil nu sous un ciel sombre.

Qui a découvert les Pléiades ?

Galilée fut le premier à observer les Pléiades au télescope. L’amas était toutefois connu bien avant lui : son « récit d’origine » pourrait remonter à 100 000 ans avant notre ère. L’histoire n’a pas conservé le nom de la première personne à l’avoir vu dans le ciel.

Quel âge ont les Pléiades ?

Les Pléiades ont environ 125 millions d’années, l’âge retenu dans une étude récente de l’amas. Les estimations précises varient toutefois, car les astronomes utilisent différentes méthodes et différents modèles d’évolution stellaire pour dater la formation des étoiles.

Pour découvrir d’autres amas, nébuleuses et galaxies faciles à observer, consultez notre infographie sur les objets du ciel profond les plus brillants. Elle explique comment les trouver et donne des conseils d’observation.

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Les Pléiades : l’essentiel à retenir

Les Pléiades sont un amas ouvert et l’un des objets du ciel profond les plus brillants. Sous un ciel sombre, elles sont visibles à l’œil nu : la plupart des observateurs distinguent six étoiles évoquant un Grand Chariot miniature. Des jumelles ou un télescope en révèlent beaucoup plus. La nébulosité par réflexion qui les entoure est bien plus difficile à percevoir visuellement et apparaît beaucoup plus facilement en photographie. Brillantes et faciles à repérer, les Pléiades sont une excellente cible pour les amateurs d’observation du ciel profond. Avec Sky Tonight, quelques gestes suffisent pour les localiser dans le ciel nocturne.

Nous vous souhaitons un ciel dégagé et de belles observations !

Crédit texte:
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